Les Bleues se qualifient pour les 1/2 finales

Publié le 15 Décembre 2009

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Les Françaises en demi-finales
Mardi 15 décembre 2009 - 14:15

Les handballeuses françaises se sont qualifiées pour les demi-finales du Championnat du monde en battant l'Autriche 35 à 20, dans leur dernier match de poule, mardi à Yangzhou.

 

Les Françaises affronteront la Norvège, qui s'est qualifiée en battant l'Espagne 27 à 24 mardi à Suzhou, en Chine. Les Norvégiennes terminent en tête du groupe 2 devant les Espagnoles, qui avaient déjà leur billet en poche.

Après avoir fait le plus difficile dimanche en dominant la Russie, championne en titre, les Tricolores ont confirmé leur forme exceptionnelle et n'ont laissé aucune chance aux Autrichiennes, une équipe de deuxième niveau mondial.

La petite crispation du début de rencontre évacuée (1-3), elles ont très facilement trompé une défense d'autant plus poreuse que l'adversaire n'avait rien à perdre ni à gagner dans l'affaire.

Les Bleues se sont donc régalées en attaque, à l'image de Camille Ayglon et Mariama Signaté de loin (4 buts chacune) et surtout de Paule Baudouin en contre (10 buts).

A la mi-temps (19-12), le suspense avait déjà cessé d'exister, ce qui leur a permis de gérer tranquillement les 30 dernières minutes en économisant leurs forces en prévision du choc de vendredi.

Les Françaises n'avaient plus atteint le dernier carré du Mondial depuis six ans. Le groupe est jeune et seule la capitaine Raphaëlle Tervel avait été de l'aventure de 2003, conclue avec la médaille d'or.

Après un début de tournoi poussif et deux défaites contre le Brésil et le Danemark, les Tricolores sont montées en puissances au fil des matches. Le succès contre l'Autriche est leur sixième d'affilée en Chine.


REACTIONS

Audrey Deroin (joueuse française): "La capitaine Raphaëlle Tervel nous avait raconté une anecdote. En 2003, la Yougoslavie avait perdu contre l'Autriche alors qu'elle devait gagner pour aller en demi-finales. On s'est dit qu'il ne fallait pas faire la même erreur. On a commencé super mal la compétition. On se surprend et on espère que ça va continuer. Maintenant on veut monter sur le podium. On préfèrerait affronter l'Espagne (en demie) parce que la Norvège est une grosse nation très difficile à jouer."

Olivier Krumbholz (entraîneur français): "Il y avait un peu de pression et certaines ont eu du mal à se libérer pendant l'échauffement et sont restées un peu molles. C'est resté rigoureux et sérieux. Amandine (Leynaud) a fait les parades qu'il fallait pour nous donner confiance. Ensuite on n'a pas rencontré de grosses difficultés. Il y avait une différence de niveau et de dynamique entre les deux équipes et le résultat est logique. Pour nous c'est un grand résultat, mais sans vouloir doucher l'enthousiasme, aller en demi-finale c'est intéressant quand on ramène une médaille. Il faut rester extrêmement mobilisé. Il ne faut pas qu'elles perdent leur humilité et qu'elles se croient arrivées parce qu'elles pourraient retourner de là où elles viennent. Il faut aborder ces demi-finales en étant le Petit Poucet de la compétition. On est toujours survivant et il faudra toujours qu'on se sublime et qu'on se dépasse pour exister ce week-end. Elles ont bien gagné leur place en demi-finale. Les résultats sont là, ce n'est pas par accident. Elles gagnent et souvent très bien. C'est une demi-finale qu'elles sont allées chercher avec leur tripes mais aussi avec de la confiance et des compétences. Elles ont commencé doucement mais elles montent fort, nous n'avons perdu personne sur blessure, donc elles sont dans les conditions optimales pour s'arracher en demi-finale. Nous serons le petit du dernier carré et il faudra beaucoup d'efforts et de sueur pour contrecarrer des adversaires qui faisaient elles partie des favorites. On sait la déception qu'on a quand on finit quatrième. On va se battre pour ramener l'essentiel, une médaille."

Paule Baudouin (joueuse française): "On a fait beaucoup de changements, c'est ça qui a fait notre force pendant le tournoi. On avait un peu peur au début. On jouait comme des pachas, avec le frein à main, en marchant. Et puis Olivier (Krumbholz, l'entraîneur) nous a mis un bon coup de pression qui nous a boostées. On s'est ressaisi en se disant qu'on ne pouvait pas laisser passer cette chance. Il faut qu'on redescende sur terre. La compétition n'est pas finie. Si on veut ramener quelque chose, il faut travailler les matches à venir."

Camille Ayglon (joueuse française): "Il faut vraiment parler d'exploit. Peu de gens auraient parié sur nous après notre début de Mondial, peut-être même pas nous à certains moments, même si on savait qu'on pouvait faire mieux que ce qu'on avait proposé au départ. La frustration des anciennes et l'envie de tout bouffer des nouvelles ça fait une super alchimie. La demi-finale, ce n'est pas le but ultime, maintenant qu'on est là il ne faut pas s'arrêter. Il va falloir continuer à jouer avec nos armes, courir beaucoup, s'appliquer sur les tirs et ne rien lâcher en défense. Avec une défense performante, on peut embêter toutes les équipes. On sait que la barre sera beaucoup plus haute dans deux jours. On n'a pas de stars dans cette équipe et c'est un peu notre force. A chaque match il y a des filles qui sortent du lot qui ne sont pas celles de la veille. C'est difficile à contrer pour nos adversaires. Nos victoires, on les construit toutes ensemble."

Rédigé par FB2M Handball

Publié dans #FFHB

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